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Bonjour =]
Je vous présente "Eh Tom...". J'ai décidez de publier cette fanfiction ici. Sur sky.
Elle sera en cinq chapitres. Oui se sera court. Un chapitre par semaine.

Et comme dit Milka si bien : "Je ne prétend pas être un grand écrivain." Je sais que cette fanfiction ne plaira pas à certains, qu'elle à des défauts, qu'elle n'est pas parfaite, mais j'y es mis du coeur, et je suis heureuse de la publier.

Résumer : « Eh Tom...
Tu te rappelle ce train ? De ce train de qui m'éloignait de toi ? Tu te rappelle de ce que nous nous étions murmuré à l'oreille ?
« Je t'aime... »
Eh Tom...Je t'aime...
Bill, qui revient de ses études aux Etats-Unis, apprend que Tom est atteint d'une maladie qui le tue petit à petit : Le cancer.»


/ ! \ Cette fanfiction ne comporte aucune histoire d'amour. / ! \

/ ! \ Je n'autorise aucune pub, les annuaires ne sont pas fait pour les chiens / ! \


Copyright Ermione33

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# Posté le vendredi 12 septembre 2008 13:53

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 12:44

Chapitre 1

Chapitre 1
Chapitre 1 :


Eh Tom...
Tu te rappelle ses journées que nous passions à deux ? Avant mon départ... On allait observer les filles dans le parc, nous fumions notre première cigarette en cachette... Tant de souvenirs... De promesses... De regards...
Et puis, le temps avait passé. J'étais monté dans ce train, déchiré par le temps de séparation, trop long, et mon envie d'intégrer cette école. Tu étais heureux pour moi, mais tu étais triste aussi, tes larmes qui coulaient me le prouvaient...
Eh Tom...
Tu te rappelle ce train ? De ce train de qui m'éloignait de toi ? Tu te rappelle de ce que nous nous étions murmuré à l'oreille ?
« Je t'aime... »
Eh Tom...Je t'aime...


- Bienvenue à la gare de Magdeburg...

J'arrêtais d'écouter la voix féminine qui parlait à tue-tête dans le haut-parleur, mes yeux cherchant à toute vitesse dans la foule les personnes que j'attendais. Mes mains tenaient mes valises, certaines étaient empilées les unes sur les autres pour pouvoir toutes les déplacer d'un seul coup. Des personnes passaient à côté de moi, insignifiantes, des personnes dont je ne voyais même pas le visage, qui passaient devant moi en courant ou en riant, me bousculant sans s'excuser...
Et finalement, je les vis. Il y avait ma mère, toujours aussi belle avec ces cheveux courts et blonds et son sourire maternel et mon beau-père, debout à coté d'elle qui regardait les panneaux d'arrivées en fronçant les sourcils.
Mon frère n'était pas là.

- MAMAN ! hurlais-je en lui sautant dans les bras.

Elle se retourna, me regarda, hallucinant littéralement avant que je ne lui saute dessus et la serre de toutes mes forces contre mon c½ur, abandonnant mes valises derrière moi qui s'écroulèrent en un bruit assourdissant.
Elle me serra contre elle avant de me repousser brusquement, attrapant mon visage entre ces douces mains et me regardant de ces yeux marron débordant de larmes. Elle m'embrassa sur le nez, sur les lèvres, le menton, les joues, murmurant des « Mon dieu Bill que tu as grandi... Mon dieu Bill ».
Sept ans que je n'étais pas revenu. La dernière fois qu'elle m'avait vu, j'étais blond et je mesurais un mètre trente les bras levés. Je mesurais désormais plus de 1 mètre 80, mes cheveux avaient poussé et avaient été teints en noir et j'étais devenue un androgyne.
Je rigolais, serrais mon beau-père avec une énergie qui l'étonna et il rigola en passant sa main dans mes cheveux.

- Ben dit donc jeune homme... Cette école aux USA t'a drôlement changé.
- N'est ce pas, rigolais-je. Mais... Où est Tom ?

J'espérais le voir sortir des toilettes, je me demandais s'il s'était coupé les cheveux, ils les avaient laissé pousser avant mon départ... Le sourire de ma mère s'effaça si rapidement que je crus avoir sorti une remarque blessante. Mon père se gratta la gorge et attrapa mes bagages avant de partir rapidement en disant qu'il allait les ranger dans la voiture.
Ma mère posa sa main sur mon épaule et me murmura :

- Il est à la maison. Viens. On y va.
- Mais... Il y a un problème ?
- Je vais t'expliquer à la maison Bill...

Je la fixais d'un air inquiet, elle se contenta de sourire et me prit la main, m'entraînant vers une grande voiture couleur fer. Je m'assis à l'arrière et ce fut dans un silence pesant que nous partîmes. Je re-découvrais avec amusement certains lieux rénovés de la maison, repeinte d'une couleur plus claire. Je partais d'un pas joyeux vers la maison quand ma mère posa une main sur mon bras, m'arrêtant.

- Bill avant que tu rentres, je dois te dire certaines choses... Tu risques d'être choqué...
- Qu'est ce qui se passe ?
- Ton frère... Ton frère est très malade... Il ne voulait pas le dire pour ne pas t'inquiéter.
- Il a quoi ?
- Va le voir. Peut-être préfèrera t-il t'en parler avant. Il est dans le canapé du salon normalement.

Je fronçais les sourcils et me re-dirigeais vers la porte d'entrée, moins joyeux. J'entrais dans le hall puis dans le salon. Les rideaux parfaitement tirés éclairaient d'une lumière vive la pièce qui n'avait toujours pas changé. La télé était allumée, le son assez bas sur une chaîne de clip US. Je m'approchais du canapé, regardant au-dessus du dossier. Tom était allongé de tout son long, le visage pâle, de lourdes cernes sous les yeux. Il avait une couverture sur lui, tirée jusqu'au menton et regardait d'un air vide la télé. Mon c½ur ne fit qu'un bond... Il ne semblait pas me voir, semblant à moitié endormi devant sa télé. Sa main reposait sur son ventre aussi maigre que le mien. Je lui attrapais délicatement, regardant chaque veine ressortir.

- Bill...

Je sursautais. Il me regardait, les yeux pétillants, un sourire aux lèvres. Ce simple sourire eut un effet étonnant sur moi. Je sautais sur son corps, le faisant rires aux éclats et le serrait brusquement contre moi. Il noua ces bras autour de ma taille et je lui calais sa tête dans mon cou...

- Alors cette école, demanda-t-il.
- Génial Tom, génial...
- Bill, pourquoi tu pleures ?

Dans son regard, je compris qu'il savait pourquoi je pleurais. Mais je contentais de lui répondre un simple « Juste heureux de te revoir Tom... je suis juste heureux ». Tom finit par se rallonger sur le lit, s'endormant dans mes bras, ces yeux plongés dans les miens avant qu'ils ne les ferment pour un monde meilleur...


Je regardais la trotteuse courir le long du cadran de l'horloge, faisant défiler le temps en un bruit sec et régulier. Ma mère balançait ses pieds sous la table, fixant sa tasse de thé d'un air presque solennel.

- Il y a un an... Tom a commencé à avoir des vertiges de plus en plus violents... Des maux de crâne... Nous sommes allés voir un cardiologue, pensant à un problème de tension comme son père mais... Rien... Puis, un ophtalmo pensant à une baisse de vue mais toujours rien... Trois mois étaient encore passés jusqu'au jour où Tom a eut un vertige en plein milieu de cours... Sa tête a heurté la table il a du partir à l'hôpital...

Elle éclata en sanglots. Je la regardais. Aucune larme ne baignait mes yeux et pourtant j'étais effrayé, presque inquiet de comprendre ce qu'elle refusait de dire. Je la regardais parler à voix basse, comme veillant un mort, craignant de se faire entendre par Tom endormi à côté. Je la regardais, comme dans un autre monde, rêvant de la secouer et de lui dire « Mais dit-le !! Dit-le !! »

- On a détecté qu'il avait une tumeur cérébrale. Il était en phase terminal, sa tumeur était logée d'une telle façon que les symptômes ne se sont déclenchés que trop tard pour la détecter... On a fait des pieds et des mains aux médecins, leur priant de faire quelque chose mais il était totalement impossible de l'aider... Il prend des médicaments de toutes sortes, des anti-convulsions, d'autres pour les vertiges, d'autres pour les vomissements... Et d'autres pour éliminer les effets secondaires des premiers... Il est totalement drogué... Il ne peut presque plus bouger...

J'inspirais et ce simple geste eut le don de faire venir brusquement des larmes dans mes yeux comme si j'aspirais l'émotion de la pièce... Mon poing se referma alors que d'une voix tremblante, je lui demandais :

- Pourquoi ? Pourquoi tu ne m'as rien dit... ?
- Tom ne voulait pas que tu le vois dans cet état ; il voulait que tu termines tes études et que tu ais un avenir brillant...
- JE M'EN FOUS ! hurlais-je.

Je me levais d'un coup, donnant un brusque coup de pied dans la chaise de bois qui s'envola contre le mur.

-JE M'EN FOUS DE MON DIPLÔME !! JE M'EN FOUS ! JE VEUX QUE MON FRÈRE VIVE ! JE NE VEUX PAS QU'IL MEURE COMME UN VULGAIRE CHIEN !!

J'explosais ma tasse contre le sol et m'écroulais parmi les débris, pleurant à chaudes larmes et hurlant à m'en rompre la voix. J'avais l'impression que chacun des mots de ma mère m'avaient tué petit à petit, comme mon frère qui se mourait lentement sur place...
Ma mère m'attrapa, me serrant contre son c½ur dans un geste d'appel au secours. Je ne pouvais me tenir à elle, je glissais dans ses bras.

- JE NE VEUX PAS QU'IL MEURE !! Je ne veux pas, hurlais-je.. Je ne veux pas...
- Bill... Il lui reste deux mois à vivre...
- Non, non, non, non, non, dit-je en secouant la tête entre ces bras... Non, maman... Non...

J'avais passé des années loin de lui, passé des années sans me soucier de son état de santé, lui téléphonant chaque soir... On avait raté tant de choses, tant d'éclats de rire... Et maintenant, il ne lui restait que deux mois au près de moi ?
Mais pourquoi ?
Pourquoi devait-on m'arracher mon frère ainsi ?
Pourquoi ? Qu'avait-il fait ? Qu'avait-on fait ?

Eh Tom, tu te rappelle ce jour où nous avions fait des crêpes ? On s'était mis de la farine dans les cheveux et nous imitions le petit vieux à coté de chez nous. Maman était furieuse quand elle avait vu qu'on avait mis de la farine partout dans la cuisine...
Tu te rappelle comme nous étions tristes quand il était mort ce petit vieux ? C'est ce jour-là que notre mère nous fit comprendre le sens du mot « mort ».
Eh Tom...
Tu te rappelle de ce que nous nous étions dit juste avant que je ne monte dans le train ?
« Je t'aime... »



______________
Alors ce premier chapitre ?
Je stresse ><

Edit : Pouvez-vous me notez ici ?
Merci <3


Re-edit : Et ici ?

# Posté le vendredi 12 septembre 2008 13:56

Modifié le mardi 18 novembre 2008 05:46

Chapitre 2 :

Chapitre 2 :
Chapitre 2 :


Eh Tom,
Je crois que les évènements que nous avons traversé tous les deux n'ont fait que nous rapprocher. Tu te souviens de ce jour, où nous étions tous les deux assis sur mon lit, les doigts noués, nous nous étions fait une promesse, une seule et unique, rester toujours ensembles et toujours tout faire pour l'autre...

Sur l'écran de télévision, on voyait deux gamins ensembles, pas plus haut que trois pommes qui rigolaient en s'aspergeant avec un jet d'eau. La personne qui tenait la caméra riait aussi alors que les deux gamins se bataillaient pour attraper le jet d'eau, afin d'arroser l'autre.
J'essuyais brusquement mes larmes, me trouvant idiot de pleurer ainsi. Incapable d'arrêter, je mis la bande sur pause et plongeais ma tête dans mes mains.

-Je suis pas encore mort Bill, te met pas dans cet état-là.

Je relevais les yeux, un peu paniqué que Tom me regarde pleurer. Il s'était appuyé contre la porte qu'il avait fermée derrière lui. La lumière de la télévision l'éclairait à peine, traçant le contour de son visage et de ses cheveux blonds.

-Je ne veux pas que tu meures.
-Moi aussi, qu'est ce que tu crois ? fit Tom avec un rire amer. Mais la mort est égoïste.
-Je ne veux pas que tu meures, répétais-je en me mettant à sangloter. Je veux qu'on reste ensemble, qu'on emménage ensemble. C'est ce qu'on avait décidé de faire, il y a deux ans... Je veux que tout redevienne comme avant...

Mon frère tourna le visage vers moi, les lèvres pincées et les larmes coulant silencieusement sur ses joues. Il me regarda fondre en larmes devant lui, essuyant mes yeux et mon nez vainement.

-Mais tout n'est plus comme avant Bill, regarde-moi, je ne suis qu'un pantin drogué. Je ne peux plus rien faire. Regarde-moi, j'arrive à peine à marcher sans me mettre à tanguer. J'ai plus de vertiges par les médicaments que sans.

-Mais alors, pourquoi tu les prends ?
-Parce que, si je les prends pas, j'aurais de vrais vertiges où je risque de tomber par terre, de me cogner et de me faire extrêmement mal...

J'essuyais mes larmes silencieuses, tentative veine pour arrêter de pleurer. Mon frère se s'avança, me regarda et passa délicatement ses doigts dans mes cheveux noirs.

-J'avais les cheveux plus longs que toi avant la chimio.
-C'est vrai ?
-Oui, j'avais des dreads. Immense.

Je lui souris alors qu'un sourire semblable en tous points illuminait son visage. Il me fit un petit signe comme quoi il revenait et partit en courant dans le couloir. Je l'entendis trébucher, exploser bruyamment de rire avant de descendre les escaliers avec la grâce d'un éléphant. Je soupirais, exaspéré et amusé. Il devait être vingt-trois heures, les parents dormaient.
Tom revint toujours sautillant avec un ordinateur portable qu'il alluma et posa sur ses genoux, ses jambes le long de mon lit, le dos posé contre le mur. Je m'appuyais à ces côtés.

-Je vais te montrer ce qu'on est devenu...

Je le regardais en souriant, alors qu'il cherchait ses dossiers photos. Finalement, apparue une photo de lui à côté d'un mec androgyne blond platine. Enfin androgyne, moins que moi... Tom avait des dreads si longue qu'on n'en voyait pas le bout sur la photo.

-C'est Andréas.
-Non, m'étonnais-je. C'est Andréas ? Purée, qu'est ce qu'il a changé.

Il me montra tous ses amis, ses anniversaires passés loin de moi, me racontant sa vie avant la maladie. Les fêtes, les filles... Mon frère était, en fait, un gros c½ur d'artichaut comme il aimait s'appeler. Il me racontait sa phrase préférée pour avoir une fille dans son lit alors qu'elle était réticente « Il y a tant de filles belles et merveilleuses sur terre pourquoi s'en contenter d'une ? ».
Je le regardais, rigolais de ses propres bêtises et de ses souvenirs, je regardais ses yeux s'illuminer d'un éclat nouveau. Puis il me posa des questions sur moi aux USA alors je pris ma clé USB et la connecta à son ordinateur pour lui montrer mon album photo. Il rigola quand je lui comptais diverses aventures comme les hivers glacials, beaucoup plus qu'en Allemagne et nos 1 mètre de neige.
Finalement, un silence s'installa et Tom soupira.

-Je vais aller me coucher.
-Tom tu... tu peux dormir avec moi s'il te plaît ?

Il me regarda et sourit. Il acquiesça, enleva son baggis et son t-shirt et se fourra sous la couette me regardant me donner un dernier petit coup de brosse avant d'aller me coucher. Je me calais contre lui, lui nouant ses longs bras autour de mon torse. Il s'endormit comme une masse.
Je le regardais un long moment, heureux et triste à la fois, rempli d'émotions contradictoires et posa mon nez contre sa peau, avide de son odeur. Je fermais les yeux, réfléchissant à toute vitesse... Mon frère allait passer les deux derniers mois sa vie, allongé dans un canapé. Ce n'était pas ce qu'il voulait, je le savais.



Dans la semaine, Tom dût repasser un scanner pour voir l'évolution de sa tumeur. Elle avait considérablement augmenté. Un peu trop vite, d'après ce que je compris. Les médicaments pour ralentir le processus du cancer ne marchaient plus. Tom n'était pas au courant : mes parents refusaient de le lui dire et ça me dégoûtait. On avait passé la plupart du temps, collés l'un à l'autre, assis sur le canapé ou à faire des jeux qui ne demandaient pas trop d'effort lorsqu'il était totalement drogué. Je haïssais ces moments-là. Il parlait très doucement, son teint était pâle et il se mettait à pleurer pour un oui ou pour un non.

-Ça fait bizarre, murmura-t-il, allongé dans son lit.
-De quoi ?
-Que mes parents me mentent sur l'évolution de ma tumeur.

Je me figeais et tournais la tête vers lui. Il rit amèrement. Il finit par attraper le bout de ses cheveux d'un air énervé et se mit sur le dos, fixant le plafond en baillant.

-J'en ai marre de ces cheveux courts. C'est moche.
-Tom...
-Je suis pas bête Bill, je sais très bien que ma tumeur grandit trop vite et c'est pas un scanner qui va me l'apprendre, dit Tom en laissant des larmes couler lentement le long de ses tempes et se perdre dans ses cheveux. Je le sens. Je La sens. Bill... Je suis en train de mourir... Je ne crois même pas finir le mois. Je n'en peux plus.
-Tom...
-J'arrive à peine à me lever sans être épuisé. C'est pour cela que je ne me lève presque plus. Juste le temps d'aller à la salle de bain m'épuise. Je n'arrive presque pas à tenir debout. Je la sens appuyer sur les nerfs de mon corps et me faire perdre pied. La terre tourne dès que je suis debout, même des fois, allongé, je la sens tourner. J'ai arrêté de prendre des médicaments Bill, je t'ai mentis, je suis désolé. Je ne veux pas mourir drogué. J'ai arrêté aujourd'hui mais je vais continuer.

Je me relevai et m'allongeai à ses cotés, sans le toucher, juste le regarder. Ses larmes coulaient toujours, humidifiant ses cils. Il s'essuya le nez puis les yeux et se tourna vers moi, plongeant ses yeux dans les miens.

-Je veux sortir Bill...
-Attends j'ai une idée.

Je l'embrassais chastement sur les lèvres, me relevais et partit à toute vitesse dans la cave. Nous avions un fauteuil roulant que nous avions gardé après que notre beau-père eut un accident de voiture et se fut les deux jambes. Il était plein de poussière. Je pris un chiffon, le nettoyai rapidement et le remontai. Puis, je montai en haut, pris mon frère dans mes bras et le descendit à son grand étonnement. Je sentais la chaleur de son corps contre le mien, et cela me rassurai. C'était l'un des rares signes qui montrait sa vie, la chaleur qu'il dégageait. Je le posai sur le fauteuil, et le sortit dehors.

-Han le soleil, dit Tom en fermant les yeux profitant des rayons.

Jamais sa peau ne m'eus parue si pâle que sous les rayons du soleil. Elle était d'un blanc pur, montrant qu'il ne sortait dehors que pour passer ces foutus scanners, ses cernes bleus étaient largement visibles ainsi que son visage creusé par la maladie.

-Bill, je t'ai caché quelque chose, dit-t-il les yeux toujours fermés.
-Quoi ?
-Personne n'est au courant que je suis malade. Pas même mes amis. J'ai tout simplement coupé les ponts avec eux quand j'ai su que j'étais malade. Je leurs ai dit les pires insultes, de façon à ce qu'ils me haïssent.
-Mais pourquoi ?
-Je ne voulais pas... Je ne voulais pas qu'ils me voient dans cet état, murmura Tom.

Je soupirais et passais ma main dans les courts cheveux blonds de Tom. Le soleil brillait fort ce jour-là, mais pour moi il semblait éteint.

Eh Tom...
La vie nous joue de drôle de tour des fois n'est ce pas ? Tu ne voulais pas que tes amis te voient tel un faible, cloué par une maladie, mais tu n'es pas rendu compte d'une chose Tom... C'est que tu n'es qu'un humain. Et un humain, c'est faible.


____________
Sur le chapitre 1, vous trouverez deux liens...
Vous pouvez me notez s'il vous plaît ?
Alors ?
Vos impressions sur ce chapitre ?



Clémence ==> Oh mon dieu Clémence. Merci pour ce commentaire, déjà. Vous faire voire autrement la vie ? Je ne sais pas, j'espère. Je suis comme Bill "Leb' die sekunde". Je n'aime pas les gens qui ne profitent pas de la vie. J'ai tellement de fois cru que la mienne allait s'arrêter, que j'ai cette "capacité" d'en profitez. Pour tout, que se soit pour dormir, pour manger, tout, tout, tout.. Je pars en raconte de vie la. Merci pour ton commentaire, oui encore, mais je ne mérite pas de tel mot. Ils sont bien trop beau pour une petite ermione =)

# Posté le vendredi 19 septembre 2008 07:07

Modifié le samedi 20 septembre 2008 15:41

Chapitre 3 :

Chapitre 3 :
Chapitre 3 :



Eh Tom...
Tu te souviens, une semaine avant mon départ, nous nous étions allongés dans le grand pré à côté de la maison, et nous essayions de trouver une odeur au vent. Nous n'avions pas compris pourquoi la fille dans le feuilleton disait que le vent sentait son parfum...
Au final, après des heures, nous étions venue à la conclusion que l'air sentait l'air.


Le parc était parfaitement rectangulaire, mais si grand qu'il était impossible d'en voir l'extrémité. C'était le jardin de l'ancienne mairie, devenue salle des fêtes. Il y avait un bassin artificiel, remplie de canard et de cygne, qui nageaient tranquillement dans l'eau. Le plus souvent, les oiseaux étaient agglutinés dans l'ombre que formaient les arbres. Ce fut là que nous nous arrêtâmes à la demande de Tom. Il s'assit tranquillement sur l'herbe, son dos appuyé contre le tronc d'un arbre grouillant de fourmis. Je repliai sa chaise roulante et la posais sur l'herbe avant de m'appuyer contre le torse de Tom. Celui-ci enroula ces bras autour de ma taille et regarda un petit caneton barboter tranquillement dans l'eau.

-Bill à ton avis pourquoi on est sur cette terre si on est destiné à crever ?
-Pour l'amour. C'est le sentiment le plus fort et le plus dominant sur cette terre. L'amour domine le monde, car il est la source de tous les sentiments. Il dicte chacun de nos actes et ceux qui disent le contraire mentent. L'amour est à toutes les formes et peux faire faire à n'importe qui le pire des actes. Oui pour moi, nous sommes sur terre à cause de l'amour. Et n'y a-t-il pas la vie, justement grâce à l'amour de deux personnes ?
-Mais alors si nous sommes sur terre grâce à l'amour, pourquoi meurent-on ?
-Parce que la plupart des personnes se rendent comptes qu'ils aiment juste après la mort d'un de leur proche.
-Tu as réponse à tout n'est-ce-pas ?
-Il parait...
-Bill... Tu crois que si je retournais voir mes amis, ils me rejetteraient ?

Je fronçai les sourcils et soupirai. Tom avait peur, ses yeux étaient baissés vers ses mains qu'il avait posé sur mon ventre et dont il nouait et dénouait les doigts avec stresse. Je posais mes mains sur les siennes et l'embrassais sur la joue avant de prendre son portable dans la poche de son baggis.

-C'est qui l'ami que tu veux par-dessus tout retrouver ?
-Georg... Et Andréas avec Gustav. Mes trois seuls amis en fait.

Je fouillais dans son répertoire et tombais sur un « Georg » que j'appelais. Les sonneries se succédèrent, avant qu'une voix méchante ne crache :

-Alors Tom on rappelle son soi-disant ami ?
-Georg je suppose ?
-Euh... Qui est-ce ?
-Je suis Bill, le frère de Tom.

On parla longtemps, plus de dix minutes et après lui avoir promis que Tom ne serait pas là, je lui donnai rendez-vous dans un café du coin. Il accepta de venir avec Gustav et Andréas et me donna rendez-vous dans dix minutes. Tom soupira et mis sa tête dans le creux de mon cou.

-Il est furieux ?
-Oui. En même temps, après l'avoir traité de connard et bouche trou il n'allait pas te tomber dans les bras. Tu veux restez ici pendant que je vais au café ?

Tom acquiesça, m'embrassa sur la tempe et dégagea ses bras de mon ventre. Je reposai son portable sur sa cuisse, frottait mon pantalon pour y détacher l'herbe et quittai le parc. Du coin de l'½il, je vis Tom s'allonger sur l'herbe en souriant au ciel. Ses cheveux blonds formaient comme une auréole autour de sa tête.
J'arrivai en même pas une minute dans le café vu il était proche du parc, dans la même rue. Il était coincé entre un coiffeur et une boulangerie. Je m'y engouffras et reconnaissai rapidement les trois amis de Tom grâce aux photos qu'il m'avait montrées. Je reconnu surtout les cheveux blonds platine d'Andréas. Je me postai devant leur table et ils levèrent les yeux d'un même mouvement, Andréas me regardant avec des yeux dignes d'un poisson rouge.

-Whaou, Bill tu as changé.
-Je peux te retourner le compliment.
-Alors Bill, voici Georg et Gustav.

Je leur souris et m'assis sur une chaise, commandant un coca au serveur et déposant trois euros sur la table. J'attendis que ma boisson arrive pour commencer à parler, mais Georg me devança.

-Alors ? Tu voulais nous dire quoi ? Cracha-t-il.
-Georg, calme toi.
-Non Gustav. Il nous as insulté, il t'as même frappé et toi tu es là, le sourire aux lèvres. Je n'accepterais pas ses excuses, dit-il en me regardant d'un air furieux.

Il semblait vraiment blessé. J'ignorais que Tom avait frappé Gustav. Tom devait être vraiment désespéré. Je tournai ma paille dans mon Coca, cherchant mes mots.

-Je ne vais pas y aller par quatre chemins... Tom...Tom... Va mourir.

Un bruit sec se fit entendre. Andréas avait fait tomber son verre sur la table mais heureusement, il ne l'avait pas assez levé pour que celui-ci s'échoue par terre. Georg me regarda avec de tels yeux que je cru un instant qu'il allait tomber dans les pommes.

-Quoi ? demanda Gustav d'une voix étranglée.
-S'il a décidé de couper les ponts, c'est parce qu'il ne voulait pas que vous le voyiez en train de souffrir de la maladie. Tom a une tumeur. Il est en stade terminal.
-Mais... Pourquoi maintenant ? Pourquoi il a décidé de nous revoir ? demanda Georg d'une voix blanche.

Andréas avait posé son front contre la table, en silence, je voyais juste ses épaules tressauter doucement. C'était impersonnel comme lieu, c'était une conversation brute, sans chichi mais c'était le mieux. C'était comme un pansement, il valait mieux dire les choses d'une façon claire et net que tourner autour du pot et avoir encore plus mal.

-Tom a passé un scanner il y a peu. On croyais qu'il lui restait au moins deux mois à vivre, mais la tumeur grandit trop vite. Il lui reste un mois. Même moins, d'après Tom. Il est à bout de force. Il ne pense même pas terminé le mois...

Gustav posa une main sur son ventre, comme si l'envie de vomir le prenait. Je savais pourquoi il avait cette réaction. Nous étions déjà le quinze. Georg ne semblait pas vouloir accepter la nouvelle et il secouait la tête en signe de négation.

-Cela ne fait qu'une semaine que je suis au courant. Il ne voulait pas que je le sache. Il voulait que je réussisse mes études. Comme il ne voulait pas que vous le voyiez faible. Alors il s'est sacrifié.
-On peut le voir ? Murmura Georg.
-Il est au parc. Venez.



Et oui Georg, la vérité est parfois dur à admettre n'est-ce-pas ? Je crois d'ailleurs que le mieux pour toi aurait été que tu ne sois au courant de rien, et que tu l'apprennes en recevant un mot t'invitant à son enterrement.
Putain, t'avais l'air de l'aimer à un point Tom.
Tu crois que je ne t'avais pas vu ce jour-là, dans le parc, à lire un livre sur la tumeur, t'accrochant au dernier maigre espoir, à une tumeur qui disparaîtrait d'elle-même ?
Mais c'est tellement rare Georg, tellement rare... Arrête de te faire du mal avec des espoirs même si c'est ton caractère, parce que ce jour-là, retomber sur terre t'as été douloureux. Claque en pleine gueule. N'est ce pas Georg ?
Eh Georg... On l'aimes ce crétin de Tom n'est-ce-pas ?


__________________
ELLE a posté le 100ème commentaire !

# Posté le dimanche 28 septembre 2008 05:10

Modifié le mercredi 01 octobre 2008 09:44

Chapitre 4 :

Chapitre 4 :
Chapitre 4 :



Eh Tom...
On l'appelle la maladie du siècle. A un autre c'était la peste, ou le choléras. Mais on a trouvé des soins maintenant. Pour le cancer aussi, mais pas toujours.
Putain mais en plus, c'est tellement con un cancer. Un trop plein de cellule, c'est tout. C'est bête mais cela nous tue. Et puis merde, la vie est vraiment mal foutue...


Quand nous avions cinq ans, Tom et moi, nous marchions dans une grande rue illuminée de guirlandes de Noël, encadrés par nos parents tels des gardes du corps. La place sentait une agréable odeur de chocolat chaud et de confiserie, et du haut de notre jeune âge, c'était absolument merveilleux. Nos parents trouvaient le chocolat chaud écoeurant, un mélange de poudre bon marché et d'eau ébouillantée, mais nous, nous le trouvions délicieux. En plus, on avait une guimauve alors que demandez de plus ?
Tout au fond de la place, il y avait la SPA qui profitait de la période de Noël pour faire adoptez chien et chat. Et là, Tom s'était figé devant un gros St Bernard qui le regardait avec de tels yeux que Tom avait voulu tout de suite l'adopter. Mais nos parents avaient formellement refusé et Tom, dans sa grande tristesse, avait refusé de manger autre chose que du chocolat pendant deux jours, pour montrer sa colère.

Quand nous arrivâmes dans le parc, Tom était toujours allongé sur l'herbe, les yeux fermés, dorant sous le soleil. Les amis de Tom eurent un moment d'hésitation en ne voyant pas les habituels dreads de Tom puis se reprirent. Je m'allongeai à ses cotés avant de poser ma tête sur son torse. Tom ouvrit une paupière et sursauta en voyant Georg, Gustav et Andréas qui lui souriait.
Pendant toute l'après-midi, personne ne parla de la maladie de Tom. Personne. Pas même Tom. Ce fut seulement quand le soleil fut totalement couché et que le gardien nous vira du parc que nous nous mîmes à déambuler dans les rues.

-Tu veux faire quoi maintenant Tom ? Demandai-je à mon frère.
-J'ai envie d'aller me coucher, murmura-t-il en papillonnant des yeux. Je suis crevé... Et j'ai faim.
-Tom le bougon est de retour, dit Gustav.
-Oh toi le Bouddha, on t'as pas sonné, dit Tom en lui tirant la langue.

Gustav rigola et lui frotta le crâne. Tom se débattit en rigolant alors que je tentais de garder la chaise roulante droite. On quitta les autres pour rentrer chez nous. Les parents ne dirent rien en nous voyant rentrer si tard.

-Il y a des pâtes dans le frigo à réchauffer. Je vais me coucher, dit notre mère en nous embrassant tout deux sur le front.
-Tu veux manger ?
-Oui je veux bien. Je suis affamé.

J'emmenai sa chaise roulante dans la cuisine et Tom s'assit à table. Je pris la casserole de pâte et mis le tout dans deux assiettes. Je passai la première assiette à Tom qui mangea son contenu en deux bouchées.

-Tu avais faim où je rêve ? Pouffais-je.
-Oui.

Je terminai mes spaghettis alors que Tom partait se chercher en sifflotant un yaourt. Puis il me colla un bisous à la fraise avant de partir se coucher. Au milieu de l'escalier, je l'entendis s'asseoir un petit peu, en silence, puis remonter en faisant le moins de bruit possible. Il ne voulait pas que je l'aide.
Je mis mon assiette dans l'évier et montai dans la salle de bain me démaquiller et me mettre en caleçon. J'entrouvris la porte de la chambre de Tom, il dormait à poings fermés. J'hésitais un moment à venir dormir quand la voix de mon beau-père résonna doucement :

-Va dormir avec lui Bill, on vois bien que tu en meurs d'envie, murmura-t-il.
-J'ai peur...
-De quoi ?
-De plus pouvoir dormir une fois qu'il sera... parti.

Je lâchai soudainement un couinement suraiguë et me pinçai l'arrête du nez pour éviter de pleurer. Gordon arriva rapidement, ferma la porte de la chambre de Tom et m'entraîna au salon. J'étais dans un tel état que je sentis à peine Gordon me faire asseoir sur le canapé. Il me pris dans ses bras, tel un père et me frotta doucement le dos en me berçant.

-J'en ai marre de tout le temps pleurer, murmurais-je contre son torse. J'essaye de ne pas pleurer devant Tom mais c'est tellement dur...
-C'est dur pour tout le monde Bill. Surtout pour ton frère. C'est pour ça qu'il faut rester fort. Parce que si on craque, Tom ne s'en relèvera pas.

J'acquiesçai et il me laissa pleurer un long moment contre lui. Les larmes coulaient silencieusement sur mes joues et Gordon les essuyait au fur et à mesure qu'elles coulaient. Il m'embrassa le front, et, bloquant mon visage entre ses grandes mains, il me regarda dans les yeux.

-Maintenant, tu va allez te coucher avec Tom, et en profiter, d'accord ? Il te reste peu de temps avec Tom, profite en.
-Ok... Papa....

Gordon me souris, d'un sourire si grand que je crains un instant qu'il ne se déchire les joues avant qu'il ne me serre brutalement contre son torse une fraction de seconde.

-Allez monte, mauvaise troupe.

J'acquiesçai à nouveau et montai me coucher, laissant Gordon dans sa petite bulle de bonheur éphémère. J'ouvris légèrement la porte et me glissai près du corps chaud de Tom.
Je passai une nuit désagréable. Tom fit une crise d'épilepsie en pleine nuit et passa le reste du temps à me regarder dormir, incapable de trouvez le sommeil. Moi, je m'endormis difficilement, rêvant de Tom dont le crâne s'ouvrait, où je voyais une pluie de cellule grosse comme des grains de sable s'écouler indéfiniment, jusqu'à ce qu'il ne tombe, mort, sur le sol.

Eh Tom,
Je me rappelle encore de ce cauchemar. Souvent, après être passé sur ta tombe, je le refait. J'espère que tu l'aimes ta tombe, elle est comme tu le voulais, sans prétention. Juste une pierre tombale avec marquer ton prénom et ton nom, ton année de naissance et de décès. Et une photo de toi. Récemment Georg a posté des pâquerettes écrasées, je n'ai pas compris. Il m'a dit que c'était en honneur aux pâquerettes que tu avais piétinées un jour d'été...

# Posté le samedi 04 octobre 2008 06:14